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6 femmes marquantes pour les droits des femmes

Article publié le : 11/03/2026

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars, infodon.fr célèbre six figures emblématiques françaises qui ont marqué l’histoire des droits des femmes.

Ces pionnières, par leur courage et leur engagement, rappellent que la défense des droits des femmes transforme le monde. Leur héritage nous inspire aujourd’hui et les associations et les fondations luttant pour les droits des femmes continuent ce travail au quotidien, alors découvrez-les sur infodon.fr !

6 femmes marquantes pour les droits des femmes

Olympe de Gouges, la voix de la Révolution

Olympe de Gouges droits des femmes

Olympe de Gouges (1748-1793), femme de lettre et politique française, est un emblème pour les mouvements féministes. Elle gagne sa notoriété comme dramaturge avec des œuvres engagées, telle que “Zamore et Mirza” (1784), qui condamne l’esclavage.

En effet, en 1791, en réponse à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, elle publie la “Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne”, réclamant l’égalité civile et politique des femmes face à la Révolution française.

Audacieuse avant l’heure, elle enchaîne les prises de position osées : la séparation des biens au mariage, l’abolition de l’esclavage colonial, ou encore la demande d’armer les femmes dans la garde nationale. Elle pose ainsi les fondations du féminisme en combattant esclavage et injustices sociales.

« La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune. »

Olympes de Gouges, Préambule de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, 1791.

Hubertine Auclert, la première militante féministe revendiquée

Hubertine Auclert,

© Agence Rol, Public domain, via Wikimedia Commons

Hubertine Auclert (1848-1914), journaliste et militante féministe, est célèbre pour avoir fondé le journal La Citoyenne. Elle est d’ailleurs la première Française à se revendiquer “féministe”, un terme alors connoté péjorativement.

Son nom marque l’histoire des droits des femmes : dès 1876, elle mène une lutte acharnée pour le droit de vote des femmes, finalement obtenu en 1944.

En effet, lorsque qu’elle arrive à Paris en 1873, elle rejoint l’association Le Droit des femmes, aussi connu sous le nom la Ligue française pour le droit des femmes, puis elle crée la société Le Droit des femmes en 1876, devenue Le Suffrage des femmes en 1883.

Pionnière du féminisme politique, elle défend l’émancipation des femmes avec des idées novatrices pour l’époque : contrat de mariage prévoyant la séparation des biens, droit des femmes à se présenter aux élections, et même féminisation de certains mots du dictionnaire. Elle organise manifestations et pétitions malgré les moqueries.

« Une République qui maintiendra les femmes dans une condition d’infériorité ne pourra pas faire les hommes égaux ».

Rapport écrit par Hubertine Auclert pour le Congrès socialiste ouvrier de Marseille, octobre 1879.

Simone de Beauvoir, philosophe de l'émancipation

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Simone de Beauvoir (1908-1986), philosophe et romancière française, révolutionne la pensée féministe par son œuvre majeure “Le Deuxième Sexe”.

En effet, elle révolutionne l’histoire de l’égalité avec “Le Deuxième Sexe”, publié en 1949, où elle proclame : “On ne naît pas femme, on le devient”, ébranlant les stéréotypes genrés imposés par la société.

Dans les années 70, elle participe grandement au Mouvement de libération des femmes (MLF) et rédige en 1971, le manifeste des 343 signataires pour la légalisation de l’avortement, qui pave la voie à la loi Veil. Elle signe aussi des pétitions contre l’oppression des femmes algériennes et pour la contraception libre. Bien que controversée pour ses positions radicales, son influence perdure, inspirant des générations à questionner les normes patriarcales et à soutenir l’autonomie féminine.

« On ne naît pas femme, on le devient. »

Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe, 1949.

Gisèle Halimi, avocate des oubliées

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© Mousse/ABACA

Gisèle Halimi (1927-2020), avocate et militante féministe tunisienne naturalisée française, consacre sa carrière à la défense des causes perdues et des droits humains. Elle défend le droit à l’avortement, la reconnaissance du viol comme crime mais lutte également contre la torture et les crimes coloniaux.

Elle marque l’histoire en 1972 en défendant les femmes accusées du procès de Bobigny, premier procès pour avortement clandestin médiatisé, qui libère la parole des victimes.

Elle fonde, en 1971, avec Simone de Beauvoir le mouvement féministe Choisir la cause des femmes, multiplie les plaidoiries contre le viol et c’est d’ailleurs la seule avocate qui signe le Manifeste des 343 de Simone de Beauvoir. Elle pave la voie à la loi Veil et inspire les combats judiciaires modernes contre les violences.

« Naître femme, pour ma génération, c’était faire partie de cette moitié de l’humanité, qui, jusqu’à sa mort, subirait toutes les discriminations. Pour la seule raison qu’on ne naissait femme que pour le devenir. »

Gisèle Halimi, La cause des femmes, 1973

Simone Veil, symbole de l'IVG

droits des femmes

Simone Veil (1927-2017), magistrate, résistante déportée et femme politique française, devient une icône de la République par son parcours exceptionnel. Survivante d’Auschwitz, elle gravit les échelons judiciaires avant d’entrer en politique sous Giscard d’Estaing comme ministre de la Santé.

Elle entre dans les annales en 1975 en faisant voter la loi légalisant l’avortement (IVG), suite à un discours historique ayant eu lieu à l’Assemblée nationale.

Simone Veil promeut la contraception, en défendant son remboursement et sa gratuité pour les mineures afin de réduire les avortements clandestins. Elle plaide pour la parité politique et l’accès des femmes aux hautes responsabilités, malgré les résistances conservatrices. Première présidente du Parlement européen (1979‑1982), elle incarne l’émancipation reproductive et l’égalité institutionnelle.

« Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. […] L’interruption volontaire de grossesse doit être un droit. »

Simone Veil, discours à l’Assemblée nationale, 26 novembre 1974.

Sandra Muller, l'étincelle #MeToo française

droits des femmes

© Bertrand guay / AFP

Sandra Muller, journaliste française née en 1978, catalyse la parole libérée sur le harcèlement sexuel via les réseaux sociaux. Suite à l’affaire Harvey Weinstein qui a éclaté aux Etats-Unis, et en écho au mouvement #MeToo d’Alyssa Milano qui éclaté sur les réseaux sociaux. Sandra Muller suit le mouvement et l’importe en France sous le hashtag #BalanceTonPorc.

En effet, elle allume la mèche en octobre 2017 en invitant les femmes françaises à témoigner de leurs agresseurs, générant des milliers de révélations en quelques jours.

Pionnière numérique malgré les tempêtes judiciaires, condamnée puis relaxée pour diffamation, ce mouvement a permis d’amplifier la solidarité en ligne et joue un rôle important dans les lois anti-harcèlement de 2018.

« #balancetonporc !! Toi aussi raconte en donnant le nom et les détails d’un harcèlement sexuel que tu as connu dans ton boulot. Je vous attends. »

Sandra Muller, Tweet fondateur, 13 octobre 2017.

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