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29 juin 2021

Les motivations du don :

Extrait de l’interview de Arthur Gautier, Directeur général de la Chaire Philanthropie de l’ESSEC Business School sur les motivations du don et la culture du don à la Française. A retrouver en intégralité sur francegenerosites.org

🔹 Motivations du don versus comportement

C’est une question passionnante et les motivations sont nombreuses et souvent entremêlées.

Commençons d’abord par définir ce qu’est la motivation, en psychologie : une force interne à l’individu qui permet d’expliquer l’intensité, la direction et la persistance du comportement. Dans le cas qui nous intéresse, le comportement sera le don d’argent à des organisations d’intérêt général. ❤

Il est impossible d’observer la motivation, mais on peut observer le comportement d’une personne et lui poser des questions afin d’en déduire ce qui le motive à agir ainsi. De nombreuses études en psychologie, en économie, en sociologie, en marketing ou en neurosciences, reposant notamment sur des méthodes expérimentales, ont cherché à comprendre pourquoi les gens donnent. Il existe une littérature foisonnante sur le sujet mais encore méconnue du grand public.

🔹 Trois grandes familles de motivation du don

Pour résumer, la recherche nous enseigne qu’il y a trois grandes familles de motivation du don, avec pour chacune des catégories plus précises :

1. L’altruisme

La première, c’est l’altruisme : je donne par souci de l’autre, pour améliorer son sort, sans rien attendre en retour pour moi. 😘

Parmi les motivations altruistes, on peut distinguer une approche « émotionnelle », où l’on donne par empathie pour les personnes en difficulté (cf. les travaux du psychologue Daniel Batson sur l’empathie-altruisme), et une approche « cognitive » où l’on donne par souci d’efficacité, pour aider le plus grand nombre ou pour avoir un impact positif maximal 🚀 (cf. l’altruisme efficace promu par le philosophe Peter Singer).

2. L’égoïsme

La seconde famille, c’est l’égoïsme : je donne pour mon propre intérêt, pour obtenir des bénéfices ou éviter des coûts pour moi-même. 💰

Moralement répréhensible et souvent inavoué, l’égoïsme est pourtant l’un des moteurs du don, du moins dans certaines circonstances. La recherche montre que l’on peut donner en vue d’obtenir des récompenses ou d’éviter des sanctions de trois ordres :

  1. matérielles (je donne pour obtenir un cadeau 🎁 en contrepartie, pour payer moins d’impôts),
  2. psychologiques (je donne pour me sentir mieux, pour avoir une meilleure image de moi, pour ne pas me sentir coupable) 😎
  3. et sociales (je donne pour montrer aux autres que je suis généreux, pour avoir bonne réputation 🤝, pour ne pas paraître radin).

3. Le respect de normes sociales et principes moraux

Enfin, la dernière famille de motivations n’est tournée ni sur le bien-être d’autrui, ni sur le sien, mais vers des normes sociales et des principes moraux supérieurs que nous nous sentons obligés de respecter : je donne pour rendre ce que j’ai reçu (cf. la norme sociale de la réciprocité), pour rétablir une forme de justice, pour incarner mes croyances religieuses, les valeurs qui me sont chères ou qui m’ont été transmises. 📖

Bien sûr, ces normes et principes sont souvent contraignants socialement et on peut alors retomber dans des motivations égoïstes (ex : je donne pour être jugé comme un bon croyant, pour gagner ma place au paradis 🙏), mais le respect de ces normes et principes supérieurs peut être un puissant moteur du don, indépendamment des conséquences pour soi ou les autres.

Merci à Arthur Gautier, Directeur général de la Chaire Philanthropie de l’ESSEC Business School pour cette interview sur les motivations du don. Interview à retrouver en intégralité sur francegenerosites.org

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photo_arthur Gautier - motivations du don

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